Pologne : 18 mois
Crise Minsk-Varsovie. (pris ici de l'AFP)
Plusieurs responsables de la minorité polonaise au Bélarus ont été interpellés et le siège de l'Association des Polonais du Bélarus a été assiégé par la police mercredi, entraînant des protestations de Varsovie qui a dénoncé une "violation des droits de l'Homme".
Ces nouveaux incidents, qui suivent les expulsions croisées de diplomates des deux pays, ont encore renforcé la tension croissante entre Minsk et Varsovie.
Le vice-président de l'Association des Polonais du Bélarus, Jozef Porzecki, le responsable régional de l'association à Grodno (ouest) Viatcheslav Iaskiewitch et un journaliste d'une revue polonaise locale Andrzej Poczobut ont été interpellés mardi soir à Chtchoutchine (ouest).
MM. Porzecki et Iaskiewitch ont été condamnés mercredi par la justice à dix jours de prison et M. Poczobut à 15 jours pour "violation de l'ordre public" après avoir organisé une manifestation non-autorisée début juillet, a indiqué à l'AFP Igor Bantser, membre de l'association et journaliste à la gazette de la minorité des Polonais au Bélarus, Glos znad Niemna.
Un autre responsable de l'association, le vice-directeur Waeslaw Kiewlak, qui se rendait à Chtchoutchine mercredi, a été stoppé par la police et également interpellé, a ajouté un peu plus tard Inessa Todrik, une autre journaliste de Glos znad Niemna.
La police a en outre assiégé mercredi le siège de l'association à Grodno (ouest), a rapporté M. Bantser sur place. Les policiers voulaient remettre une convocation à Angelika Borys, la nouvelle présidente de cette association.
"De nombreux membres de l'Association des Polonais au Bélarus se sont réunis dans notre bâtiment. Nous nous attendons à tout, jusqu'à l'assaut du bâtiment et l'arrestation de nos leaders", a ajouté M. Bantser.
En fin de journée toutefois, le bâtiment n'était plus surveillé que par une quinzaine de policiers.
Varsovie a réagi en accusant mercredi Minsk de violer les droits de l'Homme.
Les interpellations de représentants de la minorité polonaise du Bélarus sont une "violation des droits de l'Homme (...) et non une guerre diplomatique entre la Pologne et le Bélarus", a déclaré un vice-ministre des Affaires étrangères polonais Jan Truszczynski, estimant que le problème concernait l'ensemble des pays européens.
"C'est un problème pour les pays démocratiques d'Europe qui voudraient élargir la démocratie au pays européen qu'est le Bélarus", a dit M. Truszczynski.
La tension entre les deux pays est née peu après que le régime autoritaire d'Alexandre Loukachenko a déclaré en mai "illégal" un congrès tenu en mars de l'association de la minorité polonaise, forte de 400.000 âmes sur une population de 10 millions d'habitants.
Le régime bélarusse accuse Varsovie d'utiliser l'association pour organiser une révolution à Minsk.

En Face de vous, un collector : un dictateur en Europe.
Dont l"UE se contrefout, sinon tolere. Faut dire que comme glaci entre l'UE et la Russie, comme frontiere spirituelle a la culture europeene, comme rideau de fer contre l'immigration illegale, c'est pas mal d'avori une dictature comme voisin.
Et puis personne, pour paraphraser notre grand Geo-Politique national (ie:Melenchon)
Personne n'en connait de bielorusses !
Le président Loukachenko lui-même a aussi accusé mardi les Etats-Unis et l'Occident de préparer une révolution au Bélarus, avec l'aide de la Pologne, de la Lituanie et de l'Ukraine, trois pays frontaliers.
La Pologne dénonce pour sa part des tentatives d'intimidation contre les membres de l'association polonaise souhaitant s'engager dans la vie politique du Bélarus et accuse le régime bélarusse de "paranoïa".
Mardi, les autorités bélarusses ont demandé au numéro deux de Pologne à Minsk, Andrzej Olborski, de quitter le pays en rétorsion à l'expulsion annoncée lundi d'un conseiller de l'ambassade bélarusse à Varsovie.
Il s'agissait du troisième diplomate polonais expulsé du Bélarus ces dernières semaines. Varsovie a également expulsé trois diplomates bélarusses depuis le début de l'année